Friday, June 1, 2012

...IS NOT...BUT...



Respect is not good manner but supporting one’s existence as well as yourself.
Love is not cajoling but sharing with someone what’s most important to you.
Effort is what you get at the end of your challenge.
Support is what you should give before asking favor.
You are not what you say but your actions.


Tuesday, March 6, 2012

UNE HISTOIRE D’ADOPTION


Le soleil du mars,

la mère aguichante,

m’a adoptée.

Son eunuque

m’a emmenée

à sa chambre à coucher où

une lumière rouge clignotait

et une odeur humide échauffait la gorge.

J’étais seule

quand le linge blanc de son lit

se fermait sur les seins.

Thursday, March 1, 2012

MES ANGES


« Je ne suis pas un ange », je dis à mes anges. Et je raconte :

J’ai mangé beaucoup de Chair, Œufs, Poissons.

J’ai bu beaucoup du lait de maman vache. Et que je ne suis pas un veau.

J’ai fait pleurer ma mère, mon père, mes amoureux, mon mari.

J’ai étranglé l’espoir dès que je l’ai empoigné.

J’ai pris la liberté de mes chats.

J’ai donné la peine aux terres vierges où j’ai mis mes pieds.

J’ai fixé mes yeux aux nids cachés des oiseaux,

dans les forêts oubliés.

Mon souffle qui monte au ciel n’est jamais bleu.

Mon haleine n’est pas faite de fleur.

À la naissance,

J’ai déchiré ma mère.

Je suis née dans son sang.

Je raconte et je raconte…

Mais mes anges

battent des ailes à la folie

dès que j’ouvre ma bouche.

Le fumet de ses ailes me donne l’appétit.

Saturday, October 15, 2011

WATCH YOUR CHILDHOOD JUMPING DOWN




Losing people who belong to your childhood one by one,

isn’t it like losing your own childhood?

You believe you’re in a calm river going along; however,

you can’t see the deep strong stream fallowing your feet

and pushing you to the waterfall,

When you watch people of your childhood jumping down to the water,

one by one.

Friday, August 19, 2011

Les Monts de Percé


Le brouillard a dérobé

les monts de Percé.

On a choisi cette chambre pour

contempler l’océan, la montagne

et les nuages. Mais,

on décèle le balcon, à peine.

J’ai froid et je n’ai pas faim.

On est 4.

Ils veulent sortir et manger.

Halluciner : c’est ce qui m’engage.

Un jour, je vais mourir et

je n’aurais pas pu apprendre à dire

« Non ».

La montagne, c’est moi.

Le brouillard est sur mon âme.

Sauvage.

Aucun vent ne peut le chasser

sur le magma de mon corps.

Le bouillard abrite moi, mon âme.

Les herbes mouillées consolent

le magma de mon corps.

Elles pénètrent par les pieds

et contracte mon cœur.

Comme un loup édenté,

Je me tapis, la queue entre les jambes.

J’envie des ours qui ne reconnaissent que le magma de leur corps.

Ils ne sont que le magma.

Les herbes mouillées et les fleurs

les nourrissent.

Je ne fais que le brouillard au sein de cette montagne,

dans cette chambre bien chauffée.

Je constate le reflet misérable de l’envie de moi-même,

par la fenêtre, à travers le balcon, dans le brouillard.

Cette montagne ne sera jamais

à l’homme qui l’envie.

Elle ne tolère pas les poltrons,

Elle ne tolère pas les convoiteurs,

Elle ne tolère pas les chambres

chauffées.

Comme le brouillard, je rampe

jusqu’aux veines des arbres et

je me réfugie :

« Embrasse-moi, la forêt! »

Je m’affaisse là-dessus,

envahisseur.

Pauvre, pauvre, pauvre moi!

L’idée d’un petit honneur m’obnubile :

Sur ma pierre tombale sera gravée:

« Un ours l’a mangée, tsunami l’a avalée

ou perdue dans la forêt.»

: Un petit honneur qui sauve

l’âme d’être le brouillard

sur la fleur.

Dans cette petite chambre de montagne

bien chauffée.