Le soleil du mars,
la mère aguichante,
m’a adoptée.
Son eunuque
m’a emmenée
à sa chambre à coucher où
une lumière rouge clignotait
et une odeur humide échauffait la gorge.
J’étais seule
quand le linge blanc de son lit
se fermait sur les seins.

« Je ne suis pas un ange », je dis à mes anges. Et je raconte :
J’ai mangé beaucoup de Chair, Œufs, Poissons.
J’ai bu beaucoup du lait de maman vache. Et que je ne suis pas un veau.
J’ai fait pleurer ma mère, mon père, mes amoureux, mon mari.
J’ai étranglé l’espoir dès que je l’ai empoigné.
J’ai pris la liberté de mes chats.
J’ai donné la peine aux terres vierges où j’ai mis mes pieds.
J’ai fixé mes yeux aux nids cachés des oiseaux,
dans les forêts oubliés.
Mon souffle qui monte au ciel n’est jamais bleu.
Mon haleine n’est pas faite de fleur.
À la naissance,
J’ai déchiré ma mère.
Je suis née dans son sang.
Je raconte et je raconte…
Mais mes anges
battent des ailes à la folie
dès que j’ouvre ma bouche.
Le fumet de ses ailes me donne l’appétit.

Losing people who belong to your childhood one by one,
isn’t it like losing your own childhood?
You believe you’re in a calm river going along; however,
you can’t see the deep strong stream fallowing your feet
and pushing you to the waterfall,
When you watch people of your childhood jumping down to the water,
one by one.
Le brouillard a dérobé
les monts de Percé.
On a choisi cette chambre pour
contempler l’océan, la montagne
et les nuages. Mais,
on décèle le balcon, à peine.
J’ai froid et je n’ai pas faim.
On est 4.
Ils veulent sortir et manger.
Halluciner : c’est ce qui m’engage.
Un jour, je vais mourir et
je n’aurais pas pu apprendre à dire
« Non ».
La montagne, c’est moi.
Le brouillard est sur mon âme.
Sauvage.
Aucun vent ne peut le chasser
sur le magma de mon corps.
Le bouillard abrite moi, mon âme.
Les herbes mouillées consolent
le magma de mon corps.
Elles pénètrent par les pieds
et contracte mon cœur.
Comme un loup édenté,
Je me tapis, la queue entre les jambes.
J’envie des ours qui ne reconnaissent que le magma de leur corps.
Ils ne sont que le magma.
Les herbes mouillées et les fleurs
les nourrissent.
Je ne fais que le brouillard au sein de cette montagne,
dans cette chambre bien chauffée.
Je constate le reflet misérable de l’envie de moi-même,
par la fenêtre, à travers le balcon, dans le brouillard.
Cette montagne ne sera jamais
à l’homme qui l’envie.
Elle ne tolère pas les poltrons,
Elle ne tolère pas les convoiteurs,
Elle ne tolère pas les chambres
chauffées.
Comme le brouillard, je rampe
jusqu’aux veines des arbres et
je me réfugie :
« Embrasse-moi, la forêt! »
Je m’affaisse là-dessus,
envahisseur.
Pauvre, pauvre, pauvre moi!
L’idée d’un petit honneur m’obnubile :
Sur ma pierre tombale sera gravée:
« Un ours l’a mangée, tsunami l’a avalée
ou perdue dans la forêt.»
: Un petit honneur qui sauve
l’âme d’être le brouillard
sur la fleur.
Dans cette petite chambre de montagne
bien chauffée.

Be relax…be relax…be relax…be relax…be relax…be relax…relax…relax…relax…relax…relax…relax…relax…
relax…relax…lax…ral…ax..ax..ax..ax..
axaxaxax….lax…ax..xxx…xx..xx..xx..x……………………………..
be…be…be…be…be…be…be..lax…xx..xx..xx..xx..xx..x.x.x.x.x.x.x.x.x.x….
YOU’LL DIE. one day. ONE BLOODY DAY.Blood everywhere. BLOOD LIKE YOUR BIRTH. YOUR BIRTH IN BLOOD. relax. Relax. Reeeeeeeeeeeeeeelax. YOU’LL BE IN BLOOD. lively. Lovely.
As should BE.
BIRTH IN BLOOD. DEATH IN BLOOD.
JUST RELAX.
You are born in blood.